Cameroun : le Parlement adopte une réforme constitutionnelle instituant la fonction de vice-président

Publié le 5 avril 2026 à 19:53

Yaoundé, Cameroun — Le Cameroun a franchi une étape majeure dans l’évolution de son système institutionnel avec l’adoption d’une réforme constitutionnelle introduisant la fonction de vice-président de la République.

Réunis en congrès le samedi 4 avril 2026, les députés et sénateurs ont approuvé à une large majorité le projet de loi porté par la majorité au pouvoir, après son examen et sa validation en commission. Cette réforme ouvre désormais la possibilité pour le chef de l’État de désigner un vice-président.

Cette modification marque un tournant dans l’organisation politique du pays, qui fonctionnait jusqu’ici sans ce poste au sommet de l’exécutif depuis plusieurs décennies.

Toutefois, la réforme suscite de vives critiques au sein de l’opposition. Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a dénoncé publiquement cette révision constitutionnelle, la qualifiant de « coup d’État constitutionnel ». Il a également annoncé le lancement d’une pétition nationale visant à mobiliser l’opinion publique contre cette mesure.

Selon plusieurs figures de l’opposition, cette réforme pourrait permettre au président Paul Biya, âgé de 93 ans, de désigner directement un successeur, relançant ainsi le débat sur la transition politique dans le pays.

Dans un contexte politique déjà marqué par des tensions, cette évolution institutionnelle pourrait redéfinir les équilibres du pouvoir et susciter de nouvelles dynamiques sur la scène politique camerounaise.

— Ring House FM

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